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Les articlesReportagesVeillée à St Julien de Peyrolas

Veillée à St Julien de Peyrolas

veilleesCe jeudi 12 mars au soir il y avait veillée à St Julien : à l'initiative de Cathy Barnouin une trentaine de personnes s'étaient réunies au café des sports autour de Jeannick Vallier pour discuter du passé minier de St Julien de Peyrolas.

En 1805 un dénommé Jacques Aubert obtint la concession de 8500 hectares autour de St Julien pour exploiter du lignite (Le lignite est un sédiment fossile d'origine organique, résultant de la transformation de résidus végétaux souvent ligneux (bois) enfouis dans le sol, un charbon pauvre ; 1 tonne de lignite équivaut à 300kg de houille). Les mines peu profondes étaient essentiellement situées à St Julien (Quartier Mézerac ). Le lignite extrait servait au chauffage domestique, aux fours à chaux, aux magnaneries et aux briqueteries. Les « mineurs » étaient pour la plupart des paysans qui travaillaient à la mine surtout l'hiver, pendant le temps creux agricole. Les familles peyrolaises les plus impliquées dans la mine étaient les Charpail , les Combin et les Boiron. Ce sont elles qui payèrent le plus lourd tribut (13 morts jusqu'à la fermeture en 1860). En effet le lignite au contact avec l'air s'enflamme facilement.
Jeannick Vallier fait remarquer que cette exploitation provoqua beaucoup de tensions (et quelques procès) entre St Julien de Peyrolas et St Paulet de Caisson. Les charrettes qui transportaient le lignite jusqu'à Bollène et Courthézon défonçaient les chemins communaux de St Paulet...
En fait d'exploitation minière, c'est St Paulet qui prit le relais, jusqu'en 1962.
Une centaine de personnes travaillaient encore dans les mines à St Paulet en 1945 !
2 épisodes marquants sont à signaler :
• En 1926 on a créé à St Paulet une usine pour distiller le lignite en essence.lignite


Ça n'a pas marché parce que l'essence, quoique de bonne qualité, était trop soufrée et dégageait une mauvaise odeur. Le procédé fut vendu aux USA...et fit la fortune d'un milliardaire !!.
• Pendant la guerre de 1939-1945 les mineurs étaient dispensés du Travail Obligatoire en Allemagne...ce qui provoqua un afflux de volontaires dans les mines de St Paulet.Une discussion sympathique

Après un apéro convivial la veillée se poursuivit en regardant un film de Christophe Alberge sur le centenaire du calvaire en 1994. s'ensuivit. Chacun évoquant ses souvenirs familiaux ou signalant la localisation de vestiges miniers : phosphates à Cabaresse (Salazac), carrière de grès rouge à la Jonade Sud...

Erigé en 1894 sur la colline dite « le pied », propriété d'Emile Guigue, il mobilisa toute la paroisse catholique de St Julien, avec des noms qu'on retrouve aujord'hui : les Guigue bien sur, les Ramières, les Barnouin etc...
L'évêque de Nîmes, à l'époque, attribua 48 indulgences à ceux qui réciteraient un Pater Noster et un Avé Maria sur ce calvaire.
Mais, au delà de ces rappels historiques, c'est l'apéro de 1994 qui mobilisa le plus les veilleurs du Café des Sports . Chacun reconnaissait celui-ci ou celui-là dans le film. On était revenu 20 ans en arrière dans la bonne humeur.....